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Travaux scientifiques et autres

Enfin "Le Jésus, le Mauvais Gestionnaire" est là, disponible en ligne et en dur pour tout le monde. Rendez-vous à ce lien http://www.edilivre.com/jesus-le-mauvais-gestionnaire-1e56e8665b.html 
 
A. Quelques articles de Papa : 
A. Le cul de sac: 
Lorsque nous sommes allés habiter Matadi-Mayo, une avenue transversale reliait l’artère principale, l’Avenue de la Troisième République, à l’Avenue Dispensaire, au niveau dispensaire de l’Etat, une extension de l’Hôpital Général de Kinshasa (ex-Mama Yemo) et de l’Eglise catholique. Une année après, les responsables du dispensaire ont érigé une barrière à l’aide des bambous de Chine à l’entrée de cette avenue et à son débouché sur l’avenue Dispensaire, ils ont creusé un caniveau tout le long de l’étendue non bâtie de leur concession. Les piétons pouvaient traverser en sautant, mais plus de circulation pour les véhicules. Le week-end passé, un audacieux conducteur à bord d’une jeep toyota ancien modèle s’est risqué dedans et a traversé le caniveau, prouvant la robustesse de son engin. Cette image m’a donné la réponse à la multitude de questions que se posent bon nombre de Congolais sur la procédure à suivre pour sortir le pays du cycle de destruction et d’obstruction dans lequel il est plongé. 
Je pense qu’à la date d’aujourd’hui, les projets de construction du pays ne leurrent plus personne. Hormis le jeu du « ôte-toi de là que je m’y mette », rien n’évoque une quelconque évolution positive de la société globale. Pendant que la vie se dégrade de plus en plus, ceux qui disposaient de lopins de terre en ville les revendent par portions réduite (jusqu’au quart des parcelles de mesurant à peine 20 m de longueur sur 10 de largeur !) pour s’installer confortablement sur la dernière tranche, réduite comme peau de chagrin. 
Le nouvel acquéreur, selon ses ressources s’arrange pour extorquer les autres quarts aux voisins afin d’agrandir son propre domaine et y implanter une villa à la toiture multiforme, selon la fantaisie de l’architecte qui peut se frotter les mains d’avoir réalisé une belle œuvre d’art. Lorsque les voisins ne cèdent pas leurs terres, c’est en hauteur qu’on grimpe : trois à cinq niveaux au-dessus du rez-de-chaussée pour bien se moquer de ces minables. On peut bien les observer se baigner ou vivre à la belle étoile depuis sa propre chambre. Et si la pudeur n’est pas mise à contribution, on va jusqu’à des excès voyeuristes dans certains coins, privant les voisins de toute intimité ! Point d’urbanisme réfléchi ni de respect humain. Penser l’avenir et la vie pour tous relève bien sûr de l’autorité de l’Etat ; mais chacun doit y travailler pour qu’ensemble on ne perde pas la dignité humaine reçue du Créateur. 
Ce comportement quelque peu rébarbatif des agents du dispensaire d’Etat a déjà engendré dans bien des quartiers des bouchons de circulation où l’on se demande comment atteindre les domiciles enclavés sinon par des négociations des passages à travers les parcelles d’autrui ou des arrangements particuliers pour des exutoires privés autorisés à certaines heures seulement. C’est le cas des quartiers comme « Ma Campagne, Ndjili et autres… 
Il faut des forcings parfois impossibles à oser comme celui de cette vieille jeep. Peut-être que le conducteur se disait qu’il n’a rien à perdre si jamais il se coinçait dedans ou brisait des lames de ressort qui lui servent d’amortisseurs. 
La littérature négro-africaine post indépendance reproduit ce bouchon des dirigeants butés à d’innombrables difficultés qui finissent par adopter le comportement des colons en se substituant à eux et en prenant leurs propres compatriotes en otage. On connaît la suite : les révolutions de palais où les fils succèdent aux pères pour les mêmes résultats si pas pires. 
Sembène Ousmane, ce célèbre écrivain sénégalais autodidacte a proposé un scénario proche d’une fin heureuse de la série « Astérix » avec un banquet où nul n’est perdant, même si l’intrigue demeure, dans son roman « Le dernier de l’Empire ». Le cul de sac conduit les Africains à tuer leurs héros – au propre comme au figuré – dont ils ne voient pas l’avenir dans une série continue du genre l’immortel « Tintin », « Bob Morane », « Buck Danny », ou l’intrépide Inspecteur de police « Kesler ». 
L’embarras devant les questions vitales ne doit pas engendrer de l’angoisse camusienne ou sartrienne mais conduire à une attitude plus courageuse d’un Nietzsche dont Zarathoustra constitue un prototype sauveur : inventer des solutions à tout prix ! C’est notre plus beau rôle d’intellectuel infatigable. 
Alphonse-Marie B. 
 
 
A. Les travaux scientifiques de Papa : 
 
1. L'épistémè ou l'archéologie du savoir à travers "les mots et les choses" de Michel Foucault (Travail de fin de cycle de Philosophie au Grand Séminaire de Mbuji-Mayi) (1979) 
 
2. Analyse actantielle de "Le dernier de l'Empire" de Sembène Ousmane (Travail de Fin de Cycle en Français-Linguistique Africaine à l'I.P.N., 1986) 
 
3. Temps, modes, objet dans "Le dernier de l'Empire" de Sembène Ousmane (Mémoire de Licence en Français-Linguistique africaine à l'I.P.N., 1988). 
 
B. Les recherches de Maman : 
 
1. L'alternateur Ducelier (Travail de fin de cycle en Physique-Technologie à l'I.P.N., 1987) 
 
 
Sous presse: 
 
"Je vis en société": 
Ne rien faire n'est pas une bonne option. Il faut toujours tenter quelque chose ! 
http://www.bitulu.canalblog.com/archives/publications/index.html 
 
* "Conversation avec la théologienne Ina Praetorius" 
Après avoir lu le manuscrit de "Jésus le mauvais gestionnaire", la théologienne allemande Ina a estimé utile d'interroger l'auteur sur les motivations d'une telle provocation qui traduit en fait une profonde révolte intérieure. 

 

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Modifié en dernier lieu le 13.11.2013
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